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20.11.2010 par admin.
LE RETOUR DES NIDS DE POULE
Jean-Michel LATTES, Ancien Maire-Adjoint chargé de la voirie et de la circulation, communique :
Il fut un temps… un autre temps… où l’on croisait dans nos campagnes des cantonniers avec leurs pelles et leurs brouettes… Ils parcouraient les chemins ruraux et comblaient les trous sur les routes. De par leur importance, ces trous étaient qualifiés du nom poétique de « nids de poules »…
Toulouse voit réapparaitre, ces derniers mois, ce type de problèmes sur l’ensemble de sa voirie.
Petit florilège de « nids de poules » dans les rues de Toulouse…
Au niveau du 27, Rue Jacques Gamelin
A proximité du Lycée des Arènes
Rue Novars
Aux Amidonniers… un record… 3 nids de poules en quelques mètres
Au niveau du N°47…
Au niveau du 58 Bis…
Au niveau du N°36…
Le plus choquant… sur le grand rond… au niveau des allées Paul Sabatier…
… ou devant le quartier général !
Le danger pour les deux roues est évident mais cette dégradation traduit aussi une évolution préoccupante de l’entretien de notre voirie.
Il y a quelques mois je diffusais un communiqué sur « Les 7 pêchés capitaux de la Communauté Urbaine »…
http://blog.quartier7pourtous.fr/category/communaute-urbaine/
Parmi les points que je mettais en cause j’évoquais « l’éloignement citoyen » accentué par la suppression des Maires de Quartier et l’absence d’articulation avec le local. Je mettais aussi l’accent sur « l’organisation précaire » de la CU avec des chefs de pôles destinés à gérer certaines grandes fonctions et nommés dans l’urgence sans que leurs soient donnés les moyens nécessaires à leur action et sans que l’on sache vraiment qui était en capacité d’assumer la maîtrise d’œuvre des projets.
Je citais l’exemple de la Voirie placée dans le mandat précédent sous ma responsabilité de Maire Adjoint, les premiers chiffres exploitables étant très significatifs… au premier trimestre 2009, les chantiers de la CU ont baissé de 88% en assainissement et de 50% en voirie aggravant ainsi la crise subie dans les BTP. Les budgets existent… les projets ne sont pas lancés !
Il ne s’agit pas ici d’un problème de moyens financiers mais de la capacité à assurer l’entretien courant des rues toulousaines. Si les déformations de voirie apparaissent comme naturelles dans le temps, les nids de poules se creusent progressivement s’ils ne sont pas traités. Le danger est alors bien réel pour les toulousains utilisant ces voiries dégradées.
Je ne doute pas que l’ineffable maire adjoint en charge de la voirie annoncera bientôt une nouveauté technologique en expérimentation pour traiter ce problème de type « survol de drones des voiries toulousaines avec visées laser permettant de repérer les nids de poules » avant intervention de super cantonniers équipés de véhicules électriques autoguidés et de ciment à prise rapide 100% naturel…
Plus sérieusement il s’agit la de la chronique d’un problème annoncé… les toulousains ont été sacrifiés sur l’autel de la mise en place de la communauté urbaine… ils commencent à en payer le prix !
Contact : Jean-Michel LATTES, Tel. 0616960730
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22.7.2010 par admin.
Vers une dégradation
de la voirie toulousaine !
Jean-Michel LATTES, Ancien Maire-Adjoint chargé de la circulation et des travaux, communique :
« Comme chaque année en début d’été les élus toulousains ont présenté les travaux de voirie profitant de la baisse de la circulation. Ayant assumé cet exercice durant 6 ans lors du précédent mandat municipal, je me suis livré à une comparaison des travaux engagés cette année avec ce qui se pratiquait auparavant.
Le constat est clair… les travaux 2010 – comme ceux de 2009 – ne sont constitués que d’une accumulation de micro-chantiers, sans doute utiles, mais loin d’être à la hauteur des besoins de la métropole toulousaine. Les seuls chantiers d’importance sont liés à l’avancée du Tramway initié sous la responsabilité de Jean-Luc Moudenc alors Président de Tisséo ( Voie du TOEC ) ou à des contraintes de sécurité ( Pont de la loge ).
On ne trouve nulle place pour de grands chantiers de rénovation et de restructuration des grands axes.
L’exemple du Canton 7 est particulièrement significatif. Lors du mandat précedent nous avions rénové de multiples axes comme la rue Louis Plana, la route d’Agde, l’avenue du Parc, la rue de Périole, le rue Roubichou, l’avenue Yves Brunaud, la rue Benjamin Baillaud, le chemin Michoun, le rue de Bornier… Les seuls chantiers lancés depuis le changement de municipalité sont le chemin des Argoulets et l’avenue de la Gloire déjà programmés par l’ancienne équipe. D’autres projets discutés en commission consultative de quartier ont été purement et simplement abandonnés : restructuration de l’avenue du Pt Doumergue, l’avenue Kepler ou le chemin de Gabardie.
La même remarque pourrait être faite pour les zones 30 et les micro-giratoires que l’actuelle équipe présente en évoquant l’état des lieux en 1995. Il serait plus significatif de comparer la situation avant l’élection de 2008 et l’impact de la politique mise en œuvre par la nouvelle équipe. Mes notes d’ancien élu me montrent que, loin d’améliorer le bilan précédent, les élus en responsabilité ne font que poursuivre un effort largement engagé avant eux.
Les responsables du secteur du BTP ont souligné cette baisse de l’engagement public. Le Président du Conseil Général a souligné le maintien de l’effort du département et il a sans doute raison. Par contre, c’est du coté de la Communauté Urbaine que le problème se pose. De multiples facteurs expliquent la baisse de la capacité d’engagement de l’entretien de la voirie : division en Pôles du service municipal avec perte de repère des équipes en place – démotivation des équipes techniques – multiplication des structures de décision – poids politique des communes de banlieue renforcé au détriment de la ville centre – faible présence des élus toulousains aux commissions de la Communauté Urbaine – multiplication des groupes politiques dans les parcours de décision et, bien sur, faible implication du Président de la CU, Pierre Cohen, du fait de son exceptionnel cumul de mandats…
Le résultat de ce mode de fonctionnement est déjà visible dans certains secteurs toulousains mais c’est surtout dans le moyen terme que se mesurera ce défaut d’entretien. Le coût pour les toulousains sera alors bien plus conséquent du fait de la dégradation irréversible de la voirie toulousaine. »
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