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Archive pour fév  

SECURITE: S’ENGAGER… OU PAS !


 


SECURITE: S’ENGAGER… OU PAS !

 

(… à propos de la hausse de la délinquance à Toulouse)

 

 

 

Jean-Michel LATTES, Ancien Maire délégué du Quartier 7, Ancien Maire-Adjoint chargé de la voie publique, communique :

 

« La loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance place les maires au cœur des dispositifs en leur faisant présider le conseil local de prévention de la délinquance. Ce texte renforce sensiblement les pouvoirs qui leurs sont accordés, en particulier dans le domaine sensible des troubles à l’ordre public liés aux mineurs. 

La loi dite  Loppsi 2 sur la sécurité intérieure – actuellement en navettes parlementaires – vise à mettre en place de nouveaux moyens contre les nouvelles formes de délinquance avec le renforcement de la vidéo-protection soumise à l’approbation des maires sur leur propre commune, l’attribution du statut d’officier de police judiciaire aux directeurs de police municipale leur permettant de réaliser des contrôles d’identités et des tests d’alcoolémie en collaboration avec la police nationale… 

De fait, l’article L. 2211-1 du Code général des collectivités publiques nous rappelle que « le maire concourt par son pouvoir de police à l’exercice des missions de sécurité publique et de prévention de la délinquance »… ces pouvoirs étant renforcés dans les communes de plus de 10 000 habitants.

Les pouvoirs de police des maires n’ont jamais été aussi importants. Ces derniers peuvent donc s’investir dans ce type d’actions… ou pas. Le fait de se décharger sur l’Etat de toute responsabilité en matière de sécurité ne correspond nullement à la réalité du droit français. Il ne s’agit plus d’un débat droite / gauche, les choix effectués par nos édiles témoignant de leur volonté de s’engager ou pas à tenter de résoudre ce problème. Les comparaisons en la matière sont particulièrement explicites.

 

            Ainsi, les choix récents du député-maire de Toulouse, Pierre Cohen, illustrent l’orientation donnée à sa politique en matière de sécurité : suppression de la police de nuit en attendant un probable désarmement, refus de la vidéo protection, mise en place de « Gyopodes » sur l’hypercentre malgré les nombreuses rues étroites où ils ne peuvent accéder ( ce type d’engin n’a le droit de circuler… que sur trottoirs ), aucun programme de recrutement destiné à accroitre le nombre de policiers municipaux…

            Le développement de la vidéosurveillance est considéré comme inutile par l’adjoint responsable de la police alors même que la presse locale ne cesse de témoigner du contraire  (« Les voleurs filmés et arrêtés » – La Dépêche du 17.02.2010 / « Les casseurs repérés par la caméra » - La Dépêche du 30.12.2009…). Les choix récents de Colomiers, de Castres, de Fonsorbes, de Pamiers, de Tournefeuille ou de Blagnac de s’équiper en systèmes de vidéo protection ne font que reproduire un schéma national où les choix des maires dépassent les clivages politiques. Les progrès de la vidéo-protection dans des villes comme Evry avec Emmanuel Valls, Nice avec Christian Estrosi, Lyon avec Gerard Colomb, Paris et les 1000 caméras validées par Bertrand Delanoë, Nantes avec Jean-Marc Ayrault…. témoignent du fait que ces choix ne sont pas liés à une étiquette politique mais à une politique municipale.

Le rôle affecté à la police municipale est lui aussi en question. Le choix de supprimer la présence de nuit de la police municipale (… qui effectuait pourtant 30 à 40 interventions par nuit)  remplacée par « des médiateurs » est très éloigné des choix effectués par d’autres villes comme Montpellier (3 h du matin), Lyon ( 6h – 24 h ), Rennes ( processus en cours d’extension des horaires), Bordeaux ( renforcement des effectifs de nuit), …

Le choix d’attribuer aux ASVP (Agents de Surveillance de la Voie Publique) toulousains un uniforme de nature à les confondre avec les policiers municipaux traduit par ailleurs une volonté de banalisation du statut des fonctionnaires que sont ces policiers municipaux. Les textes indiquent, en effet, que les ASVP ne peuvent participer aux missions de sécurisation de la voie publique contrairement aux policiers municipaux. Il n’est pas sur que désormais les toulousains s’y retrouvent.

 

Les missions des policiers municipaux en matière de surveillance générale de la voie et des lieux publics s’inscrivent dans le cadre d’une police de proximité qui nécessite une étroite coordination, formalisée dans une convention, avec les services de la police et de la gendarmerie nationale.

Les choses sont parfaitement claires sur le plan juridique. La sécurité quotidienne est du ressort des communes et des Maires, la Police et la Gendarmerie Nationales se recentrant désormais vers leurs rôles premiers : l’activité judiciaire, la délinquance, la grande délinquance, via des services spécialisés…

La police “du quotidien” devra être locale, pour être adaptée aux besoins locaux. Certains maires – qu’ils soient de gauche ou de droite  - l’ont bien compris. D’autres ont fait le choix de refuser d’assumer leurs responsabilités.

 

C’est hélas le cas de Pierre Cohen.

 

 


Contact : Jean-Michel LATTES

 

Pour quelques couloirs de bus de plus…


 

Jean-Michel LATTES, Ancien Maire-Adjoint chargé des transports, communique :

 

Le communiqué « triomphaliste » de l’adjoint chargé de la circulation, Monsieur Bernard Marquié, sur le nouveau petit morceau de couloir bus des allées de Barcelone n’a pu que surprendre ceux qui s’intéressent depuis de longues années aux aménagements urbains à Toulouse.

Il y a  quelques mois, MM. Marquié, Goyrand et Coppey, nous présentaient le petit complément de couloir bus de l’avenue d’Atlanta comme le lancement d’un grand programme (La Dépêche du 20.09.2008). Seul cette fois ci – MM. Goyrand et Coppey n’ont pas été conviés – Monsieur Marquié présente le nouvel aménagement comme une grande nouveauté. Il aura donc fallu attendre 18 mois pour que ces petits morceaux de couloirs soient ajoutés…

 

Il convient en politique de conserver la mémoire du passé. Durant les deux premières années du précédent mandat, j’avais – à la même fonction que Monsieur Marquié – mis en place les couloirs bus de la rue d’Alsace, de la rue de Metz, du Pont neuf et des allées François Verdié (La Dépêche du 25.11.2002). Par suite, j’avais organisé l’extension du réseau sur le boulevard des crêtes (La Dépêche du 31.12.2003), sur la couronne des boulevards, sur le bord du canal, sur la moitié entrante du boulevard Leclerc… La comparaison est – à mon sens – significative.

 

C’est Pierre Baudis qui, au début des années 70, a initié à Toulouse ce type d’aménagements. Ses successeurs n’ont cessé de développer le réseau au point qu’il est possible de considérer que les aménagements de la nouvelle équipe ne font que compléter un réseau déjà bien établi. Je propose à Monsieur Marquié de présenter – lors de sa prochaine conférence de presse « triomphaliste » - un état comparatif daté des couloirs bus à Toulouse. Il sera alors facile de mesurer « les immenses progrès » de la politique qu’il développe.

 

Quand à la priorité des bus aux feux, il s’agit la encore de l’aboutissement d’un projet lancé bien avant que Monsieur Marquié entre en fonction. Il suffit d’analyser les comptes rendus de réunion de la SEMVAT et du SMTC pour mesurer le fait que ces progrès technologiques sont plus liés à de nouvelles potentialités techniques… qu’à la volonté politique de Monsieur Marquié.

Bref, tant de bruit pour quelques morceaux de couloirs supplémentaires… ou de l’art et de la manière de se satisfaire de peu ! 


Contact
 : Jean-Michel LATTES.

 

 

Echange de courriers avec Madame Croquette, Maire adjoint de Toulouse.



Lors des récents épisodes neigeux,

j’ai critiqué l’action de la municipalité. 

Madame Croquette - Maire adjoint - l’a mal pris… à suivre, mes écrits !

 Communiqué de presse

 

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?


 

Jean-Michel LATTES, Ancien Maire délégué du Quartier 7, Ancien Maire-Adjoint chargé de la voie publique, communique :

« L’épisode neigeux de ce vendredi  a - une fois encore – révélé la désorganisation totale des services municipaux. Alors que l’on nous annonçait la mise en place de moyens renforcés et d’actions efficaces, les toulousains se sont réveillés vendredi matin avec des routes couvertes de neige et non salées.

Cette situation n’est en rien liée aux services eux-mêmes mais résulte de l’absence de management liée à la mise en place de la Communauté Urbaine. Si le principe même de la mise en place d’une CU est admis par tous, l’urgence de son organisation a négligé une de ses dimensions fondamentales, l’humain !

De fait, le cadre juridique de la CU est aujourd’hui une coquille vide livrée à elle-même et dans laquelle les anciens salariés de la ville de Toulouse ne se retrouvent pas.

La neige aujourd’hui, les transports demain, l’insécurité toujours… tout cela amène à se poser une question : Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Il est à craindre que le 4ème mandat de Pierre Cohen – Président de TISSEO – ne permette aucun progrès, ses fonctions de Maire de Toulouse – de député et de Président de la Communauté Urbaine traduisant une volonté de cumuls de fonction pourtant non assumées. »

 

Contact : Jean-Michel LATTES

 

 


Jean-Michel  LATTES
Maitre de Conférences
à
 l’Université Toulouse 1 Capitole
2, Rue du Doyen Marty
31042- Toulouse cedex

 

Toulouse, le 6 Février 2010

 

Lettre à Madame CROQUETTE
Vice Présidente du Grand Toulouse
1, Place de la Légion d’honneur
BP. 35821
31505 – Toulouse cedex 5
Réponse à votre courrier du 26.01.2010

 

Madame la Vice-présidente,
Votre courrier en date du 26 Janvier 2010 en réaction à mon communiqué de presse du 20 Décembre 2009 sur l’épisode neigeux du 18 Décembre dernier a retenu toute mon attention.
Votre indignation tardive – 6 semaines après mon communiqué – me surprend et me laisse supposer que vous n’avez pas bien lu le texte que j’ai diffusé. Vous semblez dire – en effet – que je mets en cause les personnels en charge de ce type de difficultés. Je vous communique donc une copie de ce communiqué pour vous rassurer. Vous y constaterez que, bien au contraire, je mets en cause la manière dont ils sont managés dans la mise en place en toute hâte d’une structure nouvelle – la Communauté Urbaine – dans laquelle la dimension humaine n’a pas été prise en compte. J’ai trop de respect pour les agents municipaux que j’ai eu l’honneur de diriger pour me permettre de les « discréditer » comme vous le dites.
Par contre, pour avoir de nombreux contacts avec eux, j’ai pu mesurer l’abandon dans lequel ils se trouvent et la désorganisation qui résulte de vos choix politiques inconséquents. C’est tout le sens de ce que j’écris dans mon communiqué.
De votre coté, vous me proposez une longue leçon technique – sans doute écrite par un technicien chevronné – pour m’expliquer que tout cela est lié à la fatalité…  Vos propos sont contradictoires avec ceux de votre collègue Alexandre Marciel qui dans La Dépêche du 10 Janvier 2010 reconnait que, suite au 18 décembre, des « ajustements  ont été effectués ». Celui-ci précise en effet que des anticipations ont été réalisées et que des engins ont été positionnés sur les sites sensibles. Il évoque un salage par anticipation… totalement contradictoire avec vos propos « techniques » sur l’inutilité du  salage par temps de neige. Qui croire ?
Vous ne me parlez pas de votre coté de ces ajustements. Les agents de la voirie m’ont – eux - parlé des engins qui le 18 décembre ont été bloqués sur des sites éloignés des zones sensibles, des reliefs non traités (Rangueil, Jolimont et Route d’Agde), de l’absence d’équipes mobilisées en temps utile… Si votre action le 18 décembre a été aussi exemplaire que vous le dites à quoi servent les « ajustements » évoqués par votre collègue ?

Espérant vous avoir rassuré sur mes sentiments à l’égard d’agents municipaux pour qui j’ai le plus grand respect, je vous prie de croire, Madame la Vice-présidente, en l’expression de mes sentiments respectueux.

 

 

 

 

                               Jean-Michel LATTES

 

PJ- Mon communiqué du 20.12.2010.
Copies pour information : Médias, Groupe Toulouse pour Tous, Syndicats territoriaux.

Les étranges voeux de Pierre Cohen dans les Quartiers Est de Toulouse


Communiqué de presse


 

Les étranges vœux de Pierre Cohen !

 

 

 

Jean-Michel LATTES, Ancien Maire délégué du Quartier 7, Ancien Maire-Adjoint chargé de la voie publique, communique :

 

 

« Les vœux présentés par le Maire de Toulouse, Pierre Cohen, dans les Quartiers 7 de Toulouse laissent pour le moins dubitatifs ceux qui ont participé à la commission consultative du Quartier 7 dans le mandat précédent… Les annonces faites correspondent- en effet – à une simple mise en œuvre partielle et tardive du précédent projet de Quartier.

 

Ainsi, la piscine-patinoire Alex-Jany annoncée pour 2011 avait déjà était présentée par ses architectes lors d’une réunion de quartier en mairie Roseraie… pour une ouverture fin 2009… mais l’équipe actuelle a bloqué le projet plus d’un an pour ne rien changer de significatif.

 

De même, l’extension de la maison de Quartier Amouroux avait été présentée et discuté avec les associations concernées en 2007 pour une ouverture prévue début 2009… ici encore, le projet a été arrêté pour être ensuite relancé sans changement !

 

La rénovation de Michoun A maternelle est annoncée pour le futur… alors que l’élue précédentes en charge des écoles l’avait fait valider par l’équipe pédagogique pour un chantier qui était prévu pour l’été 2008… Il est d’ailleurs utile de rappeler ce qui a été fait sur les écoles du quartier 7 dans le mandat précédent : construction de deux maternelles ( Reille et Acacias ), rénovation intégrale du groupe scolaire Monge, extensions de Michoun B maternelle, de Soupetard Ariane, de Juncasse maternelle, rénovation des cantines ( Jonçasse Primaire, Michoun B… ), mise en place de CLAE dans toutes les écoles… un bilan à comparer avec les projets « mirobolants » de la mairie, soit une seule école… déjà programmée par l’ancienne équipe. Qu’en est-il du groupe Jolimont dont nous avions finalisé les études ?

 

Le même constat peut être fait dans le domaine de la voirie où les chantiers semblent s’être arrêtés. Les seuls projets réalisés – avec retards – avaient été prévus par l’ancienne équipe et validés par la commission consultative soit : le recalibrage de la Gloire et les traversées piétonnes du boulevard des Crêtes. D’autres projets pourtant bien avancés ont disparus : restructuration de l’avenue du Président Doumergue et réorganisation du chemin de Gabardie. Pour mémoire, lors du mandat précédent, nous avons rénové Louis Plana, Jean Chaubet, le boulevard des Crêtes (plantation de 140 arbres), l’avenue Pompidou, le pont Pompidou, l’avenue Yves Brunaud, la route d’Agde, le chemin Michoun… sans parler de multiples voies de Quartier transformées en zones 30.

 

Les projets d’équipements sont eux au point mort. Qu’en est-il de l’aménagement du site du CEAT, de la rénovation du foyer des Acacias, du club house du Rodéo Football, du parvis de l’église Saint Vincent, de l’extension du centre culturel Soupetard et de la maison du sculpteur Giscard dont l’étude était terminée. La aussi, il convient de rappeler que durant le précédent mandat nous avons rénové l’église Saint Sylve et le site de l’Observatoire, construit la nouvelle Mairie Roseraie et le club des Séniors de Soupetard sans parler des travaux multiples des clubs de sport et jardins dont le square du Toit du roulant ! Les seules inaugurations réalisées par l’actuelle municipalité dans le secteur correspondent aux fins de chantier des projets de l’équipe précédente.

 

Petite coquetterie supplémentaire… l’annonce de l’éclairage nocturne du viaduc du métro en 2010… correspond à un projet ancien qui aurait du être mis en œuvre fin 2008.

 

Il serait vain de poursuivre et d’aller dans le détail d’un travail de fond réalisé par les maires de quartier de l’ancienne équipe… la pauvreté des vœux du Maire de Toulouse illustre ici comme ailleurs les conséquences de l’abandon d’une démocratie de proximité efficace au profit d’une « usine à gaz »  pseudo démocratique dans laquelle le bavardage remplace le travail de terrain.

 

Heureuse année Monsieur le Maire, bons cumuls de mandats pour vous et pour vos adjoints aux indemnités majorées. 

 

 

 


 

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