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mai 2009
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Archive pour mai  

LES 7 PECHES CAPITAUX DE LA COMMUNAUTE URBAINE !

Jean-Michel LATTES communique:

« Fallait il mettre en place une Communauté Urbaine (CU ) en remplacement de la Communauté d’Agglomération du Grand Toulouse (CAGT )… bien évidemment et nul aujourd’hui ne conteste l’intérêt de développer l’intercommunalité !

Pourtant la manière de procéder à cette mise en place dans l’urgence devrait lourdement pénaliser la CU dans les mois et les années futures. L’enjeu était en effet la création d’un espace communautaire et non une simple course aux subsides de l’Etat.

1. LA POLITISATION STATUTAIRE

Dans la mise en place de la Communauté Urbaine deux éléments étaient à prendre en compte : la répartition du nombre de sièges entre les communes et l’élection des délégués au sein de chaque commune.  En Haute Garonne, le poids de la ville centre représente 64,5% de la population de l‘actuelle Communauté Urbaine – 70% des recettes fiscales issues de la taxe professionnelle – 65% de la dotation de l’Etat – 90% des emplois communautaires… 
La loi sur les intercommunalités autorise entre 90 et 120 délégués. Deux choix étaient possibles : une répartition proportionnelle des sièges au prorata de la population ou un accord de répartition entre les communes membres.
Le système choisi au final – avec 97 délégués – permet, à la fois, de minorer la représentation toulousaine tout en éliminant les délégués d’opposition des villes périphériques.
Le PS local a donc imposé des statuts lui permettant de conserver la majorité à la CU, y compris en cas de nouveau basculement de la ville de Toulouse. L’intérêt des toulousains a été sacrifié sur l’autel des intérêts partisans. 

2. L’IMPREVISION SOCIALE

Le choix de l’urgence dans la mise en place de la CUT n’a pas permis de traiter techniquement le sort des plus de 2000 salariés transférés. De fait, il n’y a pas eu  d’harmonisation des statuts…
Ainsi par exemple, pour un même grade et un même échelon, un agent de la CUT perçoit une indemnité de 128 € alors que celui du Sivom de Colomiers touche 266 €.
Le transfert a été réalisé en occultant totalement cette dimension et a pour conséquence de générer des inégalités conséquentes entre des agents équivalents. La grève des agents de collecte des ordures ménagères a témoigné début Avril de cette difficulté.

3. LES THEMATIQUES OUBLIEES

L’étude des principales Communautés Urbaines de France démontre que la culture fait partie des compétences les plus souvent affectées aux CU. Curieusement, ce n’est pas le cas pour le grand Toulouse.
Le choix d’une culture d’agglomération a pourtant du sens lorsqu’il s’agit de l’usage d’équipements le plus souvent centralisés dans la ville centre. Ainsi, qui fréquente le Capitole, la Halle aux grains ou le Zénith… bien évidemment des habitants de l’agglomération voire même au-delà. La culture mais aussi le sport auraient du faire parties des compétences partagées de la CU !

4. L’ELOIGNEMENT CITOYEN

Qui fait Quoi  aujourd’hui en Haute Garonne ? La mise en place de la CU, dont les responsables sont élus au suffrage indirect, pose clairement le problème de l’éloignement citoyen. La CU impose aux toulousains une vision plus globale mais rien n’a été fait pour leur donner les clés de son fonctionnement.
La suppression des maires de Quartier remplacés par des conseils multiples et confus a entraîné la perte du lien direct qui s’était établi entre l’élu immédiatement accessible et le citoyen. La CU accentue cette dérive au point qu’aujourd’hui les Toulousains n’obtiennent d’autre réponse que des lettres « types » sans suivi ni réponse.

Quelle articulation avec le local – Quid des remplaçants des maires de quartier ?

5. L’ORGANISATION PRECAIRE

L’enjeu de l’urgence pour Monsieur COHEN était de récupérer une dotation générale de fonctionnement… de fait, rien n’a été anticipé pour les 2000 agents territoriaux mutés à la CU au point que plusieurs collectivités ont été amenées à conserver la gestion de leurs personnels.
Les chefs de pôles destinés à gérer certaines grandes fonctions de la CU ont été nommés dans l’urgence sans que leurs soient donnés les moyens nécessaires à leur action. Le problème du management des équipes et de la réelle maîtrise d’œuvre des projets est posé. Cela sera particulièrement évident dans le domaine de la voirie, la CU ayant désormais la charge de la totalité des travaux. Les premiers chiffres sont très significatifs… au premier trimestre 2009, les chantiers de la CU ont baissé de 88% en assainissement et en voirie de 50% aggravant ainsi la crise subie dans les BTP.

En outre, le nouvel échelon administratif a été mis en place sans que ne soit prévue de réelle mutualisation des moyens au risque de générer des doublons et des charges supplémentaires.

6. L’HEGEMONISME

La nouvelle CU a été créée sans prendre en compte les intercommunalités voisines. Son efficacité future passe pourtant par leur réunion en un vaste espace commun alors que nous demeurons encore dans un dispositif morcelé. Hors région parisienne, l’aire urbaine toulousaine est la seule en Province à comprendre plusieurs communautés territoriales. L’avenir de l’intercommunalité passe par l’achèvement de la carte intercommunale et le regroupement des intercommunalités permettant de mettre en cohérence les périmètres géographiques avec les bassins de vie.

Plus grave, Pierre Cohen a fait le choix de l’hégémonie y compris à l’encontre de ses amis du PS. Le récent conflit l’opposant au SICOVAL sur la prolongation de la ligne B vers Labège est très caractéristique de cette tendance. Alors que TISSEO était jusqu’alors resté sur une recherche de consensus, c’est en force que cette décision a été imposée pour développer un morceau de Tramway très électoraliste intra muros. Le choix de reprendre la compétence transport du SMTC au profit de la CU traduit cette volonté de passage en force.

7. L’ABSENCE DE PROJET DIRECTEUR.

Le principal « péché » de la CU est sans nul doute son absence de projet directeur.Le choix de faire prévaloir le contenant sur le contenu est de nature à faire de la CU un navire sans gouvernail ( … ou sans capitaine ! ) naviguant à vue sans politique forte ! Des questions essentielles auraient du être posées en préalable : pourquoi créer la CU, quel avenir pour notre agglomération,  quel impact sur la vie des toulousains…les problèmes de structures et de périmètres ont occulté toutes ces questions.

A l’inverse, si la CU n’a pas de projet, nous savons ce qu’elle ne fera pas : pas de deuxième rocade alors que la première est totalement saturée, pas de projet de deuxième aéroport alors qu’en 2020 Blagnac sera saturé… Le tout PS des institutions locales (Région, Conseil Général, Mairie de Toulouse…) empêche désormais tout débat réel et la réflexion pour l’avenir s’en trouve appauvrie.

 

7 péchés capitaux… une intercommunalité nécessaire mais, hélas, bien mal engagée !

Les cérémonies du 8 Mai dans le Quartier 7

J’ai toujours veillé à être présent aux cérémonies militaires dans le Quartier 7 au nom du devoir de mémoire et du respect des anciens combattants.
Je continue malgré l’échec des municipales à y participer. Cela me permet d’observer la manière dont les choses se passent avec la nouvelle équipe.
Le 11 Novembre dernier n’avait pas été brillant… absence d’élu sur les sites de Jolimont et livraison tardive de la gerbe à Soupetard.

Les choses se sont améliorées cette année… quoique !
Le 7 Mai j’étais au Jardin de l’Observatoire. C’est un site auquel je suis attaché car il n’y avait plus de cérémonie et le monument s’était dégradé. Grâce à mon collègue Daniel Cotonat, le site a été magnifiquement restauré et grâce à l’UNC, nous avons pu rétablir des cérémonies. Cette année, à 11 heures précises… tout le monde était la… sauf l’élue. Les anciens combattants étaient inquiets… et l’élue est arrivée avec près d’une demi-heure de retard. J’ai toujours veillé à être à l’heure à mes rendez vous municipaux en particulier lorsqu’il s’agissait de cérémonies avec les anciens combattants. Espérons que ce retard n’aura été que ponctuel et que la prochaine cérémonie sera respectée dans son horaire.

Nous nous sommes ensuite rendus au monument de l’Avenue de la Colonne. Un monument mal placé car en bord de route… j’avais souhaité le déplacer pour l’installer à coté de l’entrée du cimetière avec une esplanande. Les associations de Quartier ne l’ont pas souhaité. J’ai néanmoins veillé à ce que le monument soit nettoyé et que les noms soient repeints. Il n’avait pas été prévu de bloquer le stationnement et nous avons du contourner une voiture pour déposer la gerbe.

Le 10 Mai, je suis allé à St Vincent de Paul à Soupetard. J’ai toujours aimé cette cérémonie avec les anciens combattants et le club des aînés. Le “programme” est toujours le même: messe chantée, dépot de gerbe et apéritif au foyer du 3ème âge.  Je suis toujours bien accueilli sur ce site où j’ai pu réaliser plusieurs projets: la rénovation de la rue Louis Plana, l’installation de stations vélos, la création du bâtiment du club sur la zone des Argoulets avec extension du club de boules et du parking… Je pensais que mes dossiers lancés avant les municipales seraient lancés. Il n’en est rien car rien n’a bougé et l’élu chargé du Quartier repousse ses rendez vous. J’étais en Mairie de Quartier tous les 15 jours… Ce n’est plus le cas et la démocratie de proximité annoncée n’est pas au point ! Les habitants me parlent de leurs lettres sans réponses, des lettres “types” sans suivi, des rendez vous reportés… des non-réponses des élus.
Certains habitants pourtant critiques il y a quelques mois me font part de leurs regrets. J’avais - en particulier - obtenu une prise en charge par la Mairie du parvis de l’église pour le réaménager et la restauration de la façade de St Vincent. J’avais aussi prévu la restauration du monument aux morts et la création d’un parvis… plus rien ne bouge ! J’avais aussi prévu l’agrandissement du Centre culturel… plus d’info. Comme pour le centre ville on a le sentiment que les choses se sont arrêtées.

La cérémonie présente aussi son lot de surprises. Aucun élu n’assiste à la messe. Lorsque j’ai été désigné Maire du Quartier, Jean-Jacques Mirassou n’assistait pas aux cérémonies religieuses. Puis, sans doute à cause de ma présence, il avait pris l’habitude d’y assister sans doute pour ne pas me laisser seul “dans la place”. Depuis les municipales, le Sénateur Mirassou n’assiste plus aux célébrations… Curieux ! Je peux comprendre que l’on assiste ou que l’on ne souhaite pas assister à une cérémonie religieuse… Par contre que cela évolue au grès des circonstences me choque !
La messe a été -comme d’habitude- sincère et émouvante. Des enfants, des chants et des porte drapeaux… Un moment de calme et d’émotion.

La cérémonie a été un peu “particulière”… la députée Lemorton, le sénateur Mirassou, 3 élus municipaux ( Pech, Cujives et Ramos )… beaucoup d’élus, mais personne à la cérémonie religieuse. Dommage !
Et des discours, des discours encore des discours… souvent les mêmes comme si chaque élu avait besoin de marquer son territoire ! A une dame qui trouvera la cérémonie trop longue… le Sénateur Mirassou répondra que rien n’est trop long pour la République. Certes mais célébrions nous la République ou l’égo des élus ? Je n’en sais rien. La répétition de discours identiques ne me semble pas avoir grand sens. Il est vrai que pour des élus peu présents une occasion de parler ne se refuse pas.

Enfin, l’apéritif traditionnel où je partage quelques gateuax avec des retraités du Quartier alors que les élus sont en brochette à la table d’honneur. J’aime ces petits moments où je peux parler avec ces gens qui me font part de leur plaisir de me voir.
C’est sans doute pour ces petits moments que je fais de la politique.

Madame Ramos parle de bornes de mise à jour des cartes de gratuité… mises en place par Pierre Baudis… désormais possibles localement - grand progrès des assises de la mobilité ! Ou comment présenter un simple progrès technique … comme une évolution majeure de la démocratie de proximité. Merveilleux !

A suivre…

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