SECURITE: S’ENGAGER… OU PAS !


 


SECURITE: S’ENGAGER… OU PAS !

 

(… à propos de la hausse de la délinquance à Toulouse)

 

 

 

Jean-Michel LATTES, Ancien Maire délégué du Quartier 7, Ancien Maire-Adjoint chargé de la voie publique, communique :

 

« La loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance place les maires au cœur des dispositifs en leur faisant présider le conseil local de prévention de la délinquance. Ce texte renforce sensiblement les pouvoirs qui leurs sont accordés, en particulier dans le domaine sensible des troubles à l’ordre public liés aux mineurs. 

La loi dite  Loppsi 2 sur la sécurité intérieure – actuellement en navettes parlementaires – vise à mettre en place de nouveaux moyens contre les nouvelles formes de délinquance avec le renforcement de la vidéo-protection soumise à l’approbation des maires sur leur propre commune, l’attribution du statut d’officier de police judiciaire aux directeurs de police municipale leur permettant de réaliser des contrôles d’identités et des tests d’alcoolémie en collaboration avec la police nationale… 

De fait, l’article L. 2211-1 du Code général des collectivités publiques nous rappelle que « le maire concourt par son pouvoir de police à l’exercice des missions de sécurité publique et de prévention de la délinquance »… ces pouvoirs étant renforcés dans les communes de plus de 10 000 habitants.

Les pouvoirs de police des maires n’ont jamais été aussi importants. Ces derniers peuvent donc s’investir dans ce type d’actions… ou pas. Le fait de se décharger sur l’Etat de toute responsabilité en matière de sécurité ne correspond nullement à la réalité du droit français. Il ne s’agit plus d’un débat droite / gauche, les choix effectués par nos édiles témoignant de leur volonté de s’engager ou pas à tenter de résoudre ce problème. Les comparaisons en la matière sont particulièrement explicites.

 

            Ainsi, les choix récents du député-maire de Toulouse, Pierre Cohen, illustrent l’orientation donnée à sa politique en matière de sécurité : suppression de la police de nuit en attendant un probable désarmement, refus de la vidéo protection, mise en place de « Gyopodes » sur l’hypercentre malgré les nombreuses rues étroites où ils ne peuvent accéder ( ce type d’engin n’a le droit de circuler… que sur trottoirs ), aucun programme de recrutement destiné à accroitre le nombre de policiers municipaux…

            Le développement de la vidéosurveillance est considéré comme inutile par l’adjoint responsable de la police alors même que la presse locale ne cesse de témoigner du contraire  (« Les voleurs filmés et arrêtés » – La Dépêche du 17.02.2010 / « Les casseurs repérés par la caméra » - La Dépêche du 30.12.2009…). Les choix récents de Colomiers, de Castres, de Fonsorbes, de Pamiers, de Tournefeuille ou de Blagnac de s’équiper en systèmes de vidéo protection ne font que reproduire un schéma national où les choix des maires dépassent les clivages politiques. Les progrès de la vidéo-protection dans des villes comme Evry avec Emmanuel Valls, Nice avec Christian Estrosi, Lyon avec Gerard Colomb, Paris et les 1000 caméras validées par Bertrand Delanoë, Nantes avec Jean-Marc Ayrault…. témoignent du fait que ces choix ne sont pas liés à une étiquette politique mais à une politique municipale.

Le rôle affecté à la police municipale est lui aussi en question. Le choix de supprimer la présence de nuit de la police municipale (… qui effectuait pourtant 30 à 40 interventions par nuit)  remplacée par « des médiateurs » est très éloigné des choix effectués par d’autres villes comme Montpellier (3 h du matin), Lyon ( 6h – 24 h ), Rennes ( processus en cours d’extension des horaires), Bordeaux ( renforcement des effectifs de nuit), …

Le choix d’attribuer aux ASVP (Agents de Surveillance de la Voie Publique) toulousains un uniforme de nature à les confondre avec les policiers municipaux traduit par ailleurs une volonté de banalisation du statut des fonctionnaires que sont ces policiers municipaux. Les textes indiquent, en effet, que les ASVP ne peuvent participer aux missions de sécurisation de la voie publique contrairement aux policiers municipaux. Il n’est pas sur que désormais les toulousains s’y retrouvent.

 

Les missions des policiers municipaux en matière de surveillance générale de la voie et des lieux publics s’inscrivent dans le cadre d’une police de proximité qui nécessite une étroite coordination, formalisée dans une convention, avec les services de la police et de la gendarmerie nationale.

Les choses sont parfaitement claires sur le plan juridique. La sécurité quotidienne est du ressort des communes et des Maires, la Police et la Gendarmerie Nationales se recentrant désormais vers leurs rôles premiers : l’activité judiciaire, la délinquance, la grande délinquance, via des services spécialisés…

La police “du quotidien” devra être locale, pour être adaptée aux besoins locaux. Certains maires – qu’ils soient de gauche ou de droite  - l’ont bien compris. D’autres ont fait le choix de refuser d’assumer leurs responsabilités.

 

C’est hélas le cas de Pierre Cohen.

 

 


Contact : Jean-Michel LATTES

 

Pour quelques couloirs de bus de plus…


 

Jean-Michel LATTES, Ancien Maire-Adjoint chargé des transports, communique :

 

Le communiqué « triomphaliste » de l’adjoint chargé de la circulation, Monsieur Bernard Marquié, sur le nouveau petit morceau de couloir bus des allées de Barcelone n’a pu que surprendre ceux qui s’intéressent depuis de longues années aux aménagements urbains à Toulouse.

Il y a  quelques mois, MM. Marquié, Goyrand et Coppey, nous présentaient le petit complément de couloir bus de l’avenue d’Atlanta comme le lancement d’un grand programme (La Dépêche du 20.09.2008). Seul cette fois ci – MM. Goyrand et Coppey n’ont pas été conviés – Monsieur Marquié présente le nouvel aménagement comme une grande nouveauté. Il aura donc fallu attendre 18 mois pour que ces petits morceaux de couloirs soient ajoutés…

 

Il convient en politique de conserver la mémoire du passé. Durant les deux premières années du précédent mandat, j’avais – à la même fonction que Monsieur Marquié – mis en place les couloirs bus de la rue d’Alsace, de la rue de Metz, du Pont neuf et des allées François Verdié (La Dépêche du 25.11.2002). Par suite, j’avais organisé l’extension du réseau sur le boulevard des crêtes (La Dépêche du 31.12.2003), sur la couronne des boulevards, sur le bord du canal, sur la moitié entrante du boulevard Leclerc… La comparaison est – à mon sens – significative.

 

C’est Pierre Baudis qui, au début des années 70, a initié à Toulouse ce type d’aménagements. Ses successeurs n’ont cessé de développer le réseau au point qu’il est possible de considérer que les aménagements de la nouvelle équipe ne font que compléter un réseau déjà bien établi. Je propose à Monsieur Marquié de présenter – lors de sa prochaine conférence de presse « triomphaliste » - un état comparatif daté des couloirs bus à Toulouse. Il sera alors facile de mesurer « les immenses progrès » de la politique qu’il développe.

 

Quand à la priorité des bus aux feux, il s’agit la encore de l’aboutissement d’un projet lancé bien avant que Monsieur Marquié entre en fonction. Il suffit d’analyser les comptes rendus de réunion de la SEMVAT et du SMTC pour mesurer le fait que ces progrès technologiques sont plus liés à de nouvelles potentialités techniques… qu’à la volonté politique de Monsieur Marquié.

Bref, tant de bruit pour quelques morceaux de couloirs supplémentaires… ou de l’art et de la manière de se satisfaire de peu ! 


Contact
 : Jean-Michel LATTES.

 

 

Echange de courriers avec Madame Croquette, Maire adjoint de Toulouse.



Lors des récents épisodes neigeux,

j’ai critiqué l’action de la municipalité. 

Madame Croquette - Maire adjoint - l’a mal pris… à suivre, mes écrits !

 Communiqué de presse

 

Y a-t-il un pilote dans l’avion ?


 

Jean-Michel LATTES, Ancien Maire délégué du Quartier 7, Ancien Maire-Adjoint chargé de la voie publique, communique :

« L’épisode neigeux de ce vendredi  a - une fois encore – révélé la désorganisation totale des services municipaux. Alors que l’on nous annonçait la mise en place de moyens renforcés et d’actions efficaces, les toulousains se sont réveillés vendredi matin avec des routes couvertes de neige et non salées.

Cette situation n’est en rien liée aux services eux-mêmes mais résulte de l’absence de management liée à la mise en place de la Communauté Urbaine. Si le principe même de la mise en place d’une CU est admis par tous, l’urgence de son organisation a négligé une de ses dimensions fondamentales, l’humain !

De fait, le cadre juridique de la CU est aujourd’hui une coquille vide livrée à elle-même et dans laquelle les anciens salariés de la ville de Toulouse ne se retrouvent pas.

La neige aujourd’hui, les transports demain, l’insécurité toujours… tout cela amène à se poser une question : Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Il est à craindre que le 4ème mandat de Pierre Cohen – Président de TISSEO – ne permette aucun progrès, ses fonctions de Maire de Toulouse – de député et de Président de la Communauté Urbaine traduisant une volonté de cumuls de fonction pourtant non assumées. »

 

Contact : Jean-Michel LATTES

 

 


Jean-Michel  LATTES
Maitre de Conférences
à
 l’Université Toulouse 1 Capitole
2, Rue du Doyen Marty
31042- Toulouse cedex

 

Toulouse, le 6 Février 2010

 

Lettre à Madame CROQUETTE
Vice Présidente du Grand Toulouse
1, Place de la Légion d’honneur
BP. 35821
31505 – Toulouse cedex 5
Réponse à votre courrier du 26.01.2010

 

Madame la Vice-présidente,
Votre courrier en date du 26 Janvier 2010 en réaction à mon communiqué de presse du 20 Décembre 2009 sur l’épisode neigeux du 18 Décembre dernier a retenu toute mon attention.
Votre indignation tardive – 6 semaines après mon communiqué – me surprend et me laisse supposer que vous n’avez pas bien lu le texte que j’ai diffusé. Vous semblez dire – en effet – que je mets en cause les personnels en charge de ce type de difficultés. Je vous communique donc une copie de ce communiqué pour vous rassurer. Vous y constaterez que, bien au contraire, je mets en cause la manière dont ils sont managés dans la mise en place en toute hâte d’une structure nouvelle – la Communauté Urbaine – dans laquelle la dimension humaine n’a pas été prise en compte. J’ai trop de respect pour les agents municipaux que j’ai eu l’honneur de diriger pour me permettre de les « discréditer » comme vous le dites.
Par contre, pour avoir de nombreux contacts avec eux, j’ai pu mesurer l’abandon dans lequel ils se trouvent et la désorganisation qui résulte de vos choix politiques inconséquents. C’est tout le sens de ce que j’écris dans mon communiqué.
De votre coté, vous me proposez une longue leçon technique – sans doute écrite par un technicien chevronné – pour m’expliquer que tout cela est lié à la fatalité…  Vos propos sont contradictoires avec ceux de votre collègue Alexandre Marciel qui dans La Dépêche du 10 Janvier 2010 reconnait que, suite au 18 décembre, des « ajustements  ont été effectués ». Celui-ci précise en effet que des anticipations ont été réalisées et que des engins ont été positionnés sur les sites sensibles. Il évoque un salage par anticipation… totalement contradictoire avec vos propos « techniques » sur l’inutilité du  salage par temps de neige. Qui croire ?
Vous ne me parlez pas de votre coté de ces ajustements. Les agents de la voirie m’ont – eux - parlé des engins qui le 18 décembre ont été bloqués sur des sites éloignés des zones sensibles, des reliefs non traités (Rangueil, Jolimont et Route d’Agde), de l’absence d’équipes mobilisées en temps utile… Si votre action le 18 décembre a été aussi exemplaire que vous le dites à quoi servent les « ajustements » évoqués par votre collègue ?

Espérant vous avoir rassuré sur mes sentiments à l’égard d’agents municipaux pour qui j’ai le plus grand respect, je vous prie de croire, Madame la Vice-présidente, en l’expression de mes sentiments respectueux.

 

 

 

 

                               Jean-Michel LATTES

 

PJ- Mon communiqué du 20.12.2010.
Copies pour information : Médias, Groupe Toulouse pour Tous, Syndicats territoriaux.

Les étranges voeux de Pierre Cohen dans les Quartiers Est de Toulouse


Communiqué de presse


 

Les étranges vœux de Pierre Cohen !

 

 

 

Jean-Michel LATTES, Ancien Maire délégué du Quartier 7, Ancien Maire-Adjoint chargé de la voie publique, communique :

 

 

« Les vœux présentés par le Maire de Toulouse, Pierre Cohen, dans les Quartiers 7 de Toulouse laissent pour le moins dubitatifs ceux qui ont participé à la commission consultative du Quartier 7 dans le mandat précédent… Les annonces faites correspondent- en effet – à une simple mise en œuvre partielle et tardive du précédent projet de Quartier.

 

Ainsi, la piscine-patinoire Alex-Jany annoncée pour 2011 avait déjà était présentée par ses architectes lors d’une réunion de quartier en mairie Roseraie… pour une ouverture fin 2009… mais l’équipe actuelle a bloqué le projet plus d’un an pour ne rien changer de significatif.

 

De même, l’extension de la maison de Quartier Amouroux avait été présentée et discuté avec les associations concernées en 2007 pour une ouverture prévue début 2009… ici encore, le projet a été arrêté pour être ensuite relancé sans changement !

 

La rénovation de Michoun A maternelle est annoncée pour le futur… alors que l’élue précédentes en charge des écoles l’avait fait valider par l’équipe pédagogique pour un chantier qui était prévu pour l’été 2008… Il est d’ailleurs utile de rappeler ce qui a été fait sur les écoles du quartier 7 dans le mandat précédent : construction de deux maternelles ( Reille et Acacias ), rénovation intégrale du groupe scolaire Monge, extensions de Michoun B maternelle, de Soupetard Ariane, de Juncasse maternelle, rénovation des cantines ( Jonçasse Primaire, Michoun B… ), mise en place de CLAE dans toutes les écoles… un bilan à comparer avec les projets « mirobolants » de la mairie, soit une seule école… déjà programmée par l’ancienne équipe. Qu’en est-il du groupe Jolimont dont nous avions finalisé les études ?

 

Le même constat peut être fait dans le domaine de la voirie où les chantiers semblent s’être arrêtés. Les seuls projets réalisés – avec retards – avaient été prévus par l’ancienne équipe et validés par la commission consultative soit : le recalibrage de la Gloire et les traversées piétonnes du boulevard des Crêtes. D’autres projets pourtant bien avancés ont disparus : restructuration de l’avenue du Président Doumergue et réorganisation du chemin de Gabardie. Pour mémoire, lors du mandat précédent, nous avons rénové Louis Plana, Jean Chaubet, le boulevard des Crêtes (plantation de 140 arbres), l’avenue Pompidou, le pont Pompidou, l’avenue Yves Brunaud, la route d’Agde, le chemin Michoun… sans parler de multiples voies de Quartier transformées en zones 30.

 

Les projets d’équipements sont eux au point mort. Qu’en est-il de l’aménagement du site du CEAT, de la rénovation du foyer des Acacias, du club house du Rodéo Football, du parvis de l’église Saint Vincent, de l’extension du centre culturel Soupetard et de la maison du sculpteur Giscard dont l’étude était terminée. La aussi, il convient de rappeler que durant le précédent mandat nous avons rénové l’église Saint Sylve et le site de l’Observatoire, construit la nouvelle Mairie Roseraie et le club des Séniors de Soupetard sans parler des travaux multiples des clubs de sport et jardins dont le square du Toit du roulant ! Les seules inaugurations réalisées par l’actuelle municipalité dans le secteur correspondent aux fins de chantier des projets de l’équipe précédente.

 

Petite coquetterie supplémentaire… l’annonce de l’éclairage nocturne du viaduc du métro en 2010… correspond à un projet ancien qui aurait du être mis en œuvre fin 2008.

 

Il serait vain de poursuivre et d’aller dans le détail d’un travail de fond réalisé par les maires de quartier de l’ancienne équipe… la pauvreté des vœux du Maire de Toulouse illustre ici comme ailleurs les conséquences de l’abandon d’une démocratie de proximité efficace au profit d’une « usine à gaz »  pseudo démocratique dans laquelle le bavardage remplace le travail de terrain.

 

Heureuse année Monsieur le Maire, bons cumuls de mandats pour vous et pour vos adjoints aux indemnités majorées. 

 

 

 


 

LE MEPRIS DES AINES


COMMUNIQUE DE PRESSE

 

                          

 

Jean-Michel LATTES

 Ancien Maire Adjoint de la ville de Toulouse en charge de la voirie et de la voie publique

Ancien Maire du Quartier 7

 

 

 

 

Le mépris des ainés !


Jean-Michel LATTES communique :

 

Ayant participé, ce dimanche 15 Novembre 2009 aux cérémonies de la commémoration du 11 Novembre dans le quartier de Soupetard, j’ai été consterné d’apprendre le sort qui était fait aux ainés de notre ville par l’actuelle Municipalité.  

 

Les personnes âgées présentes m’ont fait part de leur profonde déception face à une décision remettant en cause un moment d’attention et de plaisir organisé depuis plus de 30 ans pour rendre aux ainés un peu de ce qu’ils avaient donné à notre ville.

 

Le vin d’honneur offert ensuite au club du troisième âge de Soupetard n’a fait qu’accroitre ma consternation. La majorité municipale avait envoyé des élus en nombre pour tenter de justifier l’injustifiable : Mirassou, Lemorton, Pech, Makengo, Cujives… face à une assemblée qui n’avait jamais été aussi peu fournie, de nombreux ainés ayant choisi de faire connaitre leur déception en boycottant l’évènement.

 

C’est à Cujives qu’il revenait de tenter d’expliquer le pourquoi de cette remise en cause… visiblement le benjamin du Conseil municipal ne connait pas le troisième âge. « Nous allons faire mieux » dit-il … « un lunch debout et vous allez danser au Ramier ! ». A mes cotés, un membre du club équipé de béquilles me regardait avec un air interdit.

 

Comment une telle décision a-t-elle pu être prise ? Quelle a été la concertation menée par ceux qui se revendiquent comme les champions de la démocratie de proximité ? Les présidents des clubs ont-ils été consultés ? En fait, la décision a été prise unilatéralement et brutalement. Les repas du 3ème âge permettaient à tous de passer un bon moment ensemble et dans un cadre adapté. Un orchestre permettait à certains de danser alors que d’autres choisissaient de converser entre amis…

 

La décision prise écarte, de fait, tous les ainés handicapés par l’âge. Ce moment de plaisir leur est désormais refusé. L’élue en charge des handicapés a-t-elle participé à la décision? Le fait d’attribuer le colis de Noël sur critères sociaux avec un substitut de cadeau pour les autres amène à s’interroger sur les futurs choix du maire de Toulouse. Décidera-t-il dans le même esprit de n’attribuer la carte de gratuité des transports sur critères sociaux ? Il est pour le moins permis de se poser la question !  

 

 

Ma lettre à Monsieur Makengo, Maire Adjoint chargé du Quartier

 

Jean-Michel LATTES

 

Maître de Conférences à

L’Université Toulouse 1 Capitole

Directeur du Service Universitaire

d’Orientation et d’aide à l’insertion

Professionnelle (SUIO )

Chercheur à l’Institut de Recherche

en Droit Social (IRDS)

 

Université Toulouse 1 Capitole                                                     

2, Rue du doyen Marty

31042 – Toulouse cedex

Tel. 0561633577

Mail. jmlattes@univ-tlse1.fr

Pages personnelles: http://jmlattes.free.fr            Toulouse, le 5 Novembre 2009

 

 

Monsieur le Maire Adjoint,

 

Ayant participé – vous le savez - à la réunion de l’Assemblée générale de l’Association « La Colonne Marengo », j’ai été très surpris de la manière dont vous m’y avez interpellé, tant sur la forme que sur le fond.

J’étais, en effet, venu écouter les gens du quartier dont j’ai été le maire délégué durant 6 années comme je le fais pour les Assemblées générales de toutes les associations de l’ancien Quartier 7. Je pense qu’il est utile pour la démocratie que les gens écoutent et se parlent. Durant 6 ans, j’ai été à votre place, face au même auditoire, pour me livrer à cet utile exercice de démocratie directe.

J’avais pour ma part décidé de ne pas intervenir et de venir écouter, simplement écouter. Vous noterez qu’à aucun moment je n’ai sollicité la parole même si j’ai pris de nombreuses notes. 

 

J’ai donc été très surpris que – subitement – vous me preniez à parti en m’interpellant sur un sujet sans lien avec les débats en cours sous l’appellation de « ce monsieur »… Vous avez (ou aviez) dans le quartier une image de quelqu’un d’ouvert et tolérant. La forme prise par votre interpellation m’a semblé en décalage complet avec cette image. «  … Ce monsieur »… dites vous a fait le choix de ne pas entrer dans votre polémique par respect pour l’Association qui nous recevait et qui ne devait pas être perturbée dans son travail particulièrement sérieux par des débats purement politiciens.

 

J’ai par contre décidé de vous répondre par écrit avec sérénité et sans agressivité en envoyant copie de ma lettre aux responsables associatifs présents ce jour la. C’est la ma propre vision de la démocratie où les idées doivent dominer les émotions et les arrières pensées politiques.

 

J’ai été surpris par la déception – que je retrouve dans toutes les autres associations – que votre conception de la démocratie de proximité provoque. Des associations anciennes, actives depuis des décennies, s’interrogent sur un processus de travail sans efficacité où les réunions ne débouchent sur rien. Après presque deux ans de mandat, vous dites encore qu’il vous faut du temps. Le système ancien des maires de Quartier en contact direct avec les associations et les riverains permettait une véritable démocratie directe enfouie aujourd’hui sous une sorte « d’usine à gaz » d’où ne sortent ni réponses, ni solutions. L’interpellation de riverains se plaignant d’avoir reçu une réponse… un an après vous avoir sollicité, voire de ceux n’ayant eu aucune réponse, est à cet égard très significative. Le système actuel éloigne le citoyen de l’élu et votre suppression du forum municipal Internet accentue encore cette impression.

 

Concernant les dossiers de fonds, j’ai été, la encore, surpris par l’absence de réponses. J’ai bien compris que pour vous tout était la faute de l’ancienne municipalité voire du gouvernement ou du président de la république… J’ai bien compris que, pour beaucoup de sujets, vous ne pouviez rien faire ou que vous réfléchissiez… J’ai bien compris tout cela mais j’ai une autre lecture de la politique locale et je reste persuadé que les choses avancent si l’on s’en donne les moyens.

 

Sur le fond des problèmes du Quartier, je vous invite à consulter les comptes rendus des associations sur le mandat précédent et vous verrez que les choses ont avancé. Lorsque j’ai terminé mon mandat de maire de quartier un certain nombre de choses avaient été faites, soit, pour mémoire, autour du site Marengo:

-         Réaménagement du Pont Pompidou.

-         Création du mémorial de l’école vétérinaire.

-         Création du passage  Rue Moiroud/ Marengo et du passage à feux protégés de la place du Rotary.

-         Création de 140 places de parking par suppression de la 3ème voie Allées Pompidou avec le traçage de pistes cyclables.

-         Restauration de l’église Saint Sylve.

-         Création de deux jardins publics (Marengo et Gaspard) avec mise en place de fontaines.

-         Création de la maternelle Saint Sylve et rénovation de l’école Monge avec mise en place de CLAE.

-         Rénovation de la halte garderie de Jolimont.

-         Mise en place progressive d’un plan de circulation avec organisation de sens uniques.

-         Rénovation de la rue de Bornier.

-         Création de la salle associative Marengo.

-         Rénovation de la Place Jolimont.

-         Installation de la CAF Jolimont.

-         Rénovation de l’Observatoire et de son jardin.

-         Installation de 5 vélo-stations.

-         Installation des associations d’anciens combattants sur la maison Félix Lavit.

-         Rénovation du boulodrome du cimetière.

-         Rénovation de tous les monuments aux morts du quartier.

-        

 

 

D’autres dossiers ont été initiés et auraient du aboutir rapidement :

-         Aménagement de la villa Giscard après cession à la ville par son propriétaire: une étude complète a été réalisée à cet effet par des spécialistes de la muséologie.

-         Aménagement des sous sol de la villa Lavit : les plans avaient été réalisés et validés par les associations concernées.

-         Reconstruction du foyer des Acacias avec réflexion sur le site d’activité.

-         Restructuration de la rue Kepler avec ronds points et ralentisseurs.

-         Mise en place d’un plan de stationnement en extension du plan réalisé dans l’hyper centre.

-        

 

Vous avez mis en avant le Boulevard des Crêtes et l’avenue de la Gloire. Permettez-moi à nouveau d’être surpris de vous entendre parler de dossiers qui avaient été initiés par l’ancienne Municipalité et dont vous n’avez fait que retarder la mise en œuvre.

 

L’exemple du Boulevard des crêtes est, à cet égard, très significatif. La mise en place de couloirs bus, la plantation centrale de plus de 140 arbustes, l’installation d’abribus, la sécurisation du carrefour Crêtes Blum… ont constitué des aménagements importants avec – en premier lieu – la création du rond point Dreyfus sur l’intersection avec l’avenue Yves Brunaud. Ce carrefour était le lieu le plus accidentogène du quartier. Nous avions programmé des traversées piétonnes dont la mise en place devait être réalisée fin 2008. Nous avions en effet, préféré terminer auparavant la rénovation de la rue Louis Plana pour éviter d’enclaver le quartier. A ce titre, on peut s’interroger sur les chantiers cumulés Crêtes – Gloire qui créent des blocages incompréhensibles…

 

Je vous invite à consulter les archives de la commission circulation et celles de la commission du quartier 7. vous y trouverez les débats et les choix techniques de ce que vous présentez aujourd’hui comme issu de votre propre action politique.

Je suis, par contre, surpris de ne voir émerger aucun nouveau projet sur le secteur, les seules pistes étant celles déjà débattues lors du mandat précédent. Voilà, Monsieur Makengo, mon analyse « technique » de cette assemblée générale. C’est avec beaucoup de sérénité que je vous la livre au nom d’un dialogue démocratique auquel je tiens.

 

Pour sortir du Quartier et répondre à votre interpellation sur la rue d’Alsace, je suis – au risque de vous surprendre – particulièrement fier de mon action politique sur le sujet. L’enjeu majeur pour moi était avant tout l’ouverture de l’espace aux piétons dans un contexte complexe où 400 bus cessaient - du jour au lendemain – de parcourir l’espace. Le choix de l’aménagement était clair : ou un aménagement provisoire et un concours d’aménagement ou un chantier immédiat. Après 10 ans de travaux de métro, le choix effectué ne m’a pas semblé scandaleux. Vous avez de votre coté préféré remettre en cause notre étude et payer un dédit de 240 000 euros pour revenir deux ans après à une nouvelle étude donnant des résultats similaires pour choisir de ne traiter qu’une partie de la voie malgré la demande des riverains. C’est votre choix. Les deux ans qui viennent seront complexes à gérer sur ce site. J’espère que – pour ma ville – vous saurez gérer ces complexités.

 

Je vous pris de bien vouloir croire, Monsieur le Maire Adjoint, en l’expression de mes sentiments respectueux.

 

                                                                                              Jean-Michel LATTES

 

Copies pour information : associations du quartier.

L’étrange réponse de Pierre Cohen !


Communiqué de presse

 

 

L’étrange réponse de Pierre Cohen !

 

Jean-Michel LATTES, Ancien Maire délégué du Quartier 7, communique :

 

L’article paru dans Le Journal Le Monde du 7 Octobre 2009 n’a pas surpris les toulousains, le premier magistrat de leur ville y apparait comme le premier cumulard de France. Député Maire de Toulouse, Président de la Communauté Urbaine… , Pierre COHEN cumule tous les mandats possibles. La récente visite dans le Quartier 7 que j’ai effectué pour accompagner Jean-Luc MOUDENC lors d’une de ses journées sur le terrain a clairement illustré cette situation, les habitants évoquant à de multiples reprises le fait qu’ils ne voyaient jamais le maire dans leur quartier.

Nul doute que cette absence du premier magistrat s’explique aisément par la lourdeur de sa tâche. Peu présent sur Toulouse, il ne l’est pas beaucoup plus à l’Assemblée où de son propre aveu, il ne va plus qu’une journée et demie par semaine. De fait, ce cumul record conduit Pierre COHEN à  bâcler son travail d’élu.

Le plus surprenant vient des propos tenus sur le sujet par le Maire de Toulouse lui même. Lors de la campagne des municipales, il indiquait que - s’il était élu - il mettrait son mandat «  à la disposition de son parti » … puis, élu Maire de Toulouse il déclarait qu’il gardait son mandat car le PS local ne lui avait rien demandé (sic ).

Dans le Journal Le Monde, Pierre COHEN va encore plus loin. Il indique que, depuis son élection à la tête de la ville, il considère « qu’il est assez difficile de faire bien les deux ». Il aurait – de fait- la possibilité de bien faire l’un des deux en s’y consacrant entièrement… mais il préfère attendre 2012 pour choisir – dit il - de ne pas se représenter aux législatives.

Les Toulousains doivent donc savoir que Pierre COHEN a fait le choix de privilégier le cumul à l’efficacité, les demi mandats (rémunérés à 100% ) à une action pleine et entière au profit de sa ville.

Toulouse mérite mieux qu’un édile peu présent dans son mandat de Maire au point de ne pas habiter dans la ville qu’il dirige.  

Contact : Jean-Michel LATTES,

L’interminable chantier de l’Avenue de la Gloire.

L’interminable chantier

de l’avenue de la Gloire

 

Jean-Michel LATTES, Ancien Maire délégué du Quartier 7, communique :

 

« Depuis près de 3 mois, l’Avenue de la Gloire est bloquée par un chantier interminable pénalisant lourdement les riverains. Au moment où, enfin, les choses semblent sur le point de se terminer, l’analyse de la manière dont ce travail a été mené permet une utile comparaison avec un autre chantier mené par l’équipe municipale précédente.

Il y a deux ans, je lançais – en tant que Maire du Quartier 7 - un vaste travail de concertation en vue de rénover l’intégralité de la Rue Louis Plana. Cet axe majeur du Quartier rendait indispensable cet échange de terrain avec les riverains. Au cours de 9 réunions publiques, je réunissais les riverains, commerçants, parents d’élèves et enseignants pour recueillir des avis et programmer un calendrier. Durant les longs mois de ce chantier complexe je me suis rendu sur le site chaque fois qu’un problème s’y posait. Pour éviter les problèmes de transports, j’avais obtenu une mini navette permettant de suppléer l’absence de but… Ce chantier s’est terminé dans de bonnes conditions du fait de ce travail de proximité.

Le projet La Gloire avait été demandé par la commission du Quartier 7 dont j’assurais la responsabilité. Lancé avec retard par la nouvelle équipe municipale, le chantier a démarré sans aucune concertation préalable, les habitants n’ayant aucune information sur le phasage. 

Les transports en commun ont été interrompus sans solution de rechange et malgré une très importante pétition des riverains. Aucun élu de « proximité » n’a été vu sur place lorsqu’une difficulté intervenait et, de fait, le chantier a trainé dans sa durée. Les riverains ont subis cette situation fragilisant les commerces de proximité.

Pierre COHEN avait annoncé une nouvelle démocratie de quartier… Il ne suffit pas de proclamer la proximité… il faut la faire vivre. En supprimant les Maires de Quartier présents sur le terrain, Pierre COHEN n’a rien proposé aux Toulousains. L’exemple de la Gloire montre que la démocratie du quotidien a reculé à Toulouse. »

 

Contact : Jean-Michel LATTES

 

LES 7 PECHES CAPITAUX DE LA COMMUNAUTE URBAINE !

Jean-Michel LATTES communique:

« Fallait il mettre en place une Communauté Urbaine (CU ) en remplacement de la Communauté d’Agglomération du Grand Toulouse (CAGT )… bien évidemment et nul aujourd’hui ne conteste l’intérêt de développer l’intercommunalité !

Pourtant la manière de procéder à cette mise en place dans l’urgence devrait lourdement pénaliser la CU dans les mois et les années futures. L’enjeu était en effet la création d’un espace communautaire et non une simple course aux subsides de l’Etat.

1. LA POLITISATION STATUTAIRE

Dans la mise en place de la Communauté Urbaine deux éléments étaient à prendre en compte : la répartition du nombre de sièges entre les communes et l’élection des délégués au sein de chaque commune.  En Haute Garonne, le poids de la ville centre représente 64,5% de la population de l‘actuelle Communauté Urbaine – 70% des recettes fiscales issues de la taxe professionnelle – 65% de la dotation de l’Etat – 90% des emplois communautaires… 
La loi sur les intercommunalités autorise entre 90 et 120 délégués. Deux choix étaient possibles : une répartition proportionnelle des sièges au prorata de la population ou un accord de répartition entre les communes membres.
Le système choisi au final – avec 97 délégués – permet, à la fois, de minorer la représentation toulousaine tout en éliminant les délégués d’opposition des villes périphériques.
Le PS local a donc imposé des statuts lui permettant de conserver la majorité à la CU, y compris en cas de nouveau basculement de la ville de Toulouse. L’intérêt des toulousains a été sacrifié sur l’autel des intérêts partisans. 

2. L’IMPREVISION SOCIALE

Le choix de l’urgence dans la mise en place de la CUT n’a pas permis de traiter techniquement le sort des plus de 2000 salariés transférés. De fait, il n’y a pas eu  d’harmonisation des statuts…
Ainsi par exemple, pour un même grade et un même échelon, un agent de la CUT perçoit une indemnité de 128 € alors que celui du Sivom de Colomiers touche 266 €.
Le transfert a été réalisé en occultant totalement cette dimension et a pour conséquence de générer des inégalités conséquentes entre des agents équivalents. La grève des agents de collecte des ordures ménagères a témoigné début Avril de cette difficulté.

3. LES THEMATIQUES OUBLIEES

L’étude des principales Communautés Urbaines de France démontre que la culture fait partie des compétences les plus souvent affectées aux CU. Curieusement, ce n’est pas le cas pour le grand Toulouse.
Le choix d’une culture d’agglomération a pourtant du sens lorsqu’il s’agit de l’usage d’équipements le plus souvent centralisés dans la ville centre. Ainsi, qui fréquente le Capitole, la Halle aux grains ou le Zénith… bien évidemment des habitants de l’agglomération voire même au-delà. La culture mais aussi le sport auraient du faire parties des compétences partagées de la CU !

4. L’ELOIGNEMENT CITOYEN

Qui fait Quoi  aujourd’hui en Haute Garonne ? La mise en place de la CU, dont les responsables sont élus au suffrage indirect, pose clairement le problème de l’éloignement citoyen. La CU impose aux toulousains une vision plus globale mais rien n’a été fait pour leur donner les clés de son fonctionnement.
La suppression des maires de Quartier remplacés par des conseils multiples et confus a entraîné la perte du lien direct qui s’était établi entre l’élu immédiatement accessible et le citoyen. La CU accentue cette dérive au point qu’aujourd’hui les Toulousains n’obtiennent d’autre réponse que des lettres « types » sans suivi ni réponse.

Quelle articulation avec le local – Quid des remplaçants des maires de quartier ?

5. L’ORGANISATION PRECAIRE

L’enjeu de l’urgence pour Monsieur COHEN était de récupérer une dotation générale de fonctionnement… de fait, rien n’a été anticipé pour les 2000 agents territoriaux mutés à la CU au point que plusieurs collectivités ont été amenées à conserver la gestion de leurs personnels.
Les chefs de pôles destinés à gérer certaines grandes fonctions de la CU ont été nommés dans l’urgence sans que leurs soient donnés les moyens nécessaires à leur action. Le problème du management des équipes et de la réelle maîtrise d’œuvre des projets est posé. Cela sera particulièrement évident dans le domaine de la voirie, la CU ayant désormais la charge de la totalité des travaux. Les premiers chiffres sont très significatifs… au premier trimestre 2009, les chantiers de la CU ont baissé de 88% en assainissement et en voirie de 50% aggravant ainsi la crise subie dans les BTP.

En outre, le nouvel échelon administratif a été mis en place sans que ne soit prévue de réelle mutualisation des moyens au risque de générer des doublons et des charges supplémentaires.

6. L’HEGEMONISME

La nouvelle CU a été créée sans prendre en compte les intercommunalités voisines. Son efficacité future passe pourtant par leur réunion en un vaste espace commun alors que nous demeurons encore dans un dispositif morcelé. Hors région parisienne, l’aire urbaine toulousaine est la seule en Province à comprendre plusieurs communautés territoriales. L’avenir de l’intercommunalité passe par l’achèvement de la carte intercommunale et le regroupement des intercommunalités permettant de mettre en cohérence les périmètres géographiques avec les bassins de vie.

Plus grave, Pierre Cohen a fait le choix de l’hégémonie y compris à l’encontre de ses amis du PS. Le récent conflit l’opposant au SICOVAL sur la prolongation de la ligne B vers Labège est très caractéristique de cette tendance. Alors que TISSEO était jusqu’alors resté sur une recherche de consensus, c’est en force que cette décision a été imposée pour développer un morceau de Tramway très électoraliste intra muros. Le choix de reprendre la compétence transport du SMTC au profit de la CU traduit cette volonté de passage en force.

7. L’ABSENCE DE PROJET DIRECTEUR.

Le principal « péché » de la CU est sans nul doute son absence de projet directeur.Le choix de faire prévaloir le contenant sur le contenu est de nature à faire de la CU un navire sans gouvernail ( … ou sans capitaine ! ) naviguant à vue sans politique forte ! Des questions essentielles auraient du être posées en préalable : pourquoi créer la CU, quel avenir pour notre agglomération,  quel impact sur la vie des toulousains…les problèmes de structures et de périmètres ont occulté toutes ces questions.

A l’inverse, si la CU n’a pas de projet, nous savons ce qu’elle ne fera pas : pas de deuxième rocade alors que la première est totalement saturée, pas de projet de deuxième aéroport alors qu’en 2020 Blagnac sera saturé… Le tout PS des institutions locales (Région, Conseil Général, Mairie de Toulouse…) empêche désormais tout débat réel et la réflexion pour l’avenir s’en trouve appauvrie.

 

7 péchés capitaux… une intercommunalité nécessaire mais, hélas, bien mal engagée !

Les cérémonies du 8 Mai dans le Quartier 7

J’ai toujours veillé à être présent aux cérémonies militaires dans le Quartier 7 au nom du devoir de mémoire et du respect des anciens combattants.
Je continue malgré l’échec des municipales à y participer. Cela me permet d’observer la manière dont les choses se passent avec la nouvelle équipe.
Le 11 Novembre dernier n’avait pas été brillant… absence d’élu sur les sites de Jolimont et livraison tardive de la gerbe à Soupetard.

Les choses se sont améliorées cette année… quoique !
Le 7 Mai j’étais au Jardin de l’Observatoire. C’est un site auquel je suis attaché car il n’y avait plus de cérémonie et le monument s’était dégradé. Grâce à mon collègue Daniel Cotonat, le site a été magnifiquement restauré et grâce à l’UNC, nous avons pu rétablir des cérémonies. Cette année, à 11 heures précises… tout le monde était la… sauf l’élue. Les anciens combattants étaient inquiets… et l’élue est arrivée avec près d’une demi-heure de retard. J’ai toujours veillé à être à l’heure à mes rendez vous municipaux en particulier lorsqu’il s’agissait de cérémonies avec les anciens combattants. Espérons que ce retard n’aura été que ponctuel et que la prochaine cérémonie sera respectée dans son horaire.

Nous nous sommes ensuite rendus au monument de l’Avenue de la Colonne. Un monument mal placé car en bord de route… j’avais souhaité le déplacer pour l’installer à coté de l’entrée du cimetière avec une esplanande. Les associations de Quartier ne l’ont pas souhaité. J’ai néanmoins veillé à ce que le monument soit nettoyé et que les noms soient repeints. Il n’avait pas été prévu de bloquer le stationnement et nous avons du contourner une voiture pour déposer la gerbe.

Le 10 Mai, je suis allé à St Vincent de Paul à Soupetard. J’ai toujours aimé cette cérémonie avec les anciens combattants et le club des aînés. Le “programme” est toujours le même: messe chantée, dépot de gerbe et apéritif au foyer du 3ème âge.  Je suis toujours bien accueilli sur ce site où j’ai pu réaliser plusieurs projets: la rénovation de la rue Louis Plana, l’installation de stations vélos, la création du bâtiment du club sur la zone des Argoulets avec extension du club de boules et du parking… Je pensais que mes dossiers lancés avant les municipales seraient lancés. Il n’en est rien car rien n’a bougé et l’élu chargé du Quartier repousse ses rendez vous. J’étais en Mairie de Quartier tous les 15 jours… Ce n’est plus le cas et la démocratie de proximité annoncée n’est pas au point ! Les habitants me parlent de leurs lettres sans réponses, des lettres “types” sans suivi, des rendez vous reportés… des non-réponses des élus.
Certains habitants pourtant critiques il y a quelques mois me font part de leurs regrets. J’avais - en particulier - obtenu une prise en charge par la Mairie du parvis de l’église pour le réaménager et la restauration de la façade de St Vincent. J’avais aussi prévu la restauration du monument aux morts et la création d’un parvis… plus rien ne bouge ! J’avais aussi prévu l’agrandissement du Centre culturel… plus d’info. Comme pour le centre ville on a le sentiment que les choses se sont arrêtées.

La cérémonie présente aussi son lot de surprises. Aucun élu n’assiste à la messe. Lorsque j’ai été désigné Maire du Quartier, Jean-Jacques Mirassou n’assistait pas aux cérémonies religieuses. Puis, sans doute à cause de ma présence, il avait pris l’habitude d’y assister sans doute pour ne pas me laisser seul “dans la place”. Depuis les municipales, le Sénateur Mirassou n’assiste plus aux célébrations… Curieux ! Je peux comprendre que l’on assiste ou que l’on ne souhaite pas assister à une cérémonie religieuse… Par contre que cela évolue au grès des circonstences me choque !
La messe a été -comme d’habitude- sincère et émouvante. Des enfants, des chants et des porte drapeaux… Un moment de calme et d’émotion.

La cérémonie a été un peu “particulière”… la députée Lemorton, le sénateur Mirassou, 3 élus municipaux ( Pech, Cujives et Ramos )… beaucoup d’élus, mais personne à la cérémonie religieuse. Dommage !
Et des discours, des discours encore des discours… souvent les mêmes comme si chaque élu avait besoin de marquer son territoire ! A une dame qui trouvera la cérémonie trop longue… le Sénateur Mirassou répondra que rien n’est trop long pour la République. Certes mais célébrions nous la République ou l’égo des élus ? Je n’en sais rien. La répétition de discours identiques ne me semble pas avoir grand sens. Il est vrai que pour des élus peu présents une occasion de parler ne se refuse pas.

Enfin, l’apéritif traditionnel où je partage quelques gateuax avec des retraités du Quartier alors que les élus sont en brochette à la table d’honneur. J’aime ces petits moments où je peux parler avec ces gens qui me font part de leur plaisir de me voir.
C’est sans doute pour ces petits moments que je fais de la politique.

Madame Ramos parle de bornes de mise à jour des cartes de gratuité… mises en place par Pierre Baudis… désormais possibles localement - grand progrès des assises de la mobilité ! Ou comment présenter un simple progrès technique … comme une évolution majeure de la démocratie de proximité. Merveilleux !

A suivre…